Le journal de bord de Malho - kelt 707 - et de ses passagers... parfois sur un autre navire (travail oblige...) et quelquefois en escapade !
jeudi 19 avril 2012
Trop salée !
Voici les derniers moments du canal...
Au départ de Villeneuve-les-Béziers et en direction d'Agde, nous avons eu un temps splendide. Nous sommes passés dans le barrage écluse du Libron :



Dernier pont...

Malho sort de sa dernière écluse...

Et voilà... nous quittons le canal et sommes sur la rivière, en direction du chantier.

Nous avons remâté hier en fin de matinée, et avons repris la mer dans la foulée, avec l'option de s'arrêter au port de Valras si le vent était trop fort.
La sortie de l'Herault :

Et Malho reçoit ses premiers embruns...

Le vent en face et un sale clapot, on prend une grande respiration - hum... la mer ! comme ça fait du bien... - et au premier paquet de mer, on se lèche les babines : trop salée !
Ça fait du bien de retrouver la mer, mais notre première navigation n'a pas été des plus clémentes. Nous sommes ce jour à Gruissan, nous espérons une accalmie pour reprendre la mer en direction de notre port d'attache. Pour le moment, c'est comme si nous étions encore sur le canal, son ambiance zen... sauf quand il y a un truc qui valse : et oui ! on avait oublié que chaque chose devait retourner à sa place, et qu'il faut tout bien caler !
mardi 17 avril 2012
La traversée de Malpas comme si vous y étiez...
Nous sommes partis avant-hier de Capestang direction Béziers. C'est la journée la plus froide que nous aurons eu en un mois !
Nous sommes arrivés à l'heure de la première descente de Foncérannes, et finalement, comme nous étions les seuls dans l'écluse - dans notre bassin du moins - nous avons descendu la pente des sept écluses en moins d'une demie heure.

Dans la foulée, l'imposante écluse de Béziers avec une descente de 6m20 !

Comme à l'aller, Béziers ne nous a pas séduit ; nous avons poussé jusqu'à Villeneuve-les-Béziers qui est un joli petit village, tout en sachant que nous n'aurons aucun service au ponton.
Sur ce parcours, nous traversons la percée de Malpas. (1 minute 30... et c'est le bout du tunnel !)
Une des dernières lignes droites...

Nous sommes sortis du canal hier en fin d'après midi, et sommes ce matin au chantier. Malho devrait retrouver son mat dans la matinée et nous... les embruns !
À très vite pour la suite...
lundi 16 avril 2012
Entre Caprice et Élégance...
Bonjour ! tout va bien !!!
Depuis Port Lauragais, nous avons parcouru 138 km et passé plus d'une cinquantaine d'écluses. Inutile de vous dire qu'elles n'ont plus aucun secret pour nous. Ce qui a changé, c'est que le trafic se fait de plus en plus dense sur le canal depuis le week-end de Pâques, et nous avons été rarement seuls dans les écluses, avec les inconvénients qui vont avec : beaucoup plus long, le temps que tout le monde se range correctement, et surtout la trouille de voir ces gros machins nous tomber dessus et la peur qu'il nous cassent Malho... Ces gros machins vous l'avez compris, ce sont les bateaux de locations dont les pilotes n'ont pas passé de permis pour apprendre à conduire et vous lâchent des trucs du genre : "on va toucher mais ça va aller..." ! "Non ! ça va pas aller : vous n'êtes pas avec votre bateau, nous oui...". Ils portent tous la casquette de capitaine, à tel point qu'on s'est demandé si elle n'était pas offerte à la location de la péniche !
Mis à part quelques crétins, dans l'essemble ça se passe plutôt bien, on les laisse se prendre l'entrée des écluses, se mettre en travers, et, après la tentative de s'amarrer sur leur bâbord, une fois qu'ils sont bien amarrés (sur tribord finalement...) on rentre et on se case dans la petite place qu'il nous reste. Ils veulent tous laisser passer le "petit bateau" mais on renvoie la politesse et sortons tranquillement... après la tempête ! "Caprice" et "Élégance" sont deux bateaux avec qui nous avons fait un long bout de chemin ensemble, et ça c'est super bien passé, d'ailleurs nous étions toujours contents de nous recroiser, voire trémater. (Trémater = dépasser dans le vocabulaire fluvial).
Nous avons passé les fêtes pascales à Catesnaudary, et oui Moune, les cloches sont bien passées au dessus du canal : elles nous ont amené quelques sardines et des Kinder ont été dénichés par delà les équipés !

Nous avons eu des petits soucis techniques avec le moteur qui ne voulait plus rien savoir en marche arrière, mais il s'agissait en fait d'un sac plastique enroulé autour de l'hélice. Même si le moteur est logé dans son puits, l'opacité de l'eau du canal ne nous permet pas de voir ce qui se passe 10 cm plus bas... On reproche à La Goulue d'avoir laissé des restes...

Nous avons profité de la douceur nocturne pour avancer sur de longs biefs (bief = partie du canal entre deux écluses) après 18 heures, et eu de jolis couchers de soleils...

Certains soirs nous nous sommes chauffés en allumant toutes les bougies disponibles à bord, et le lendemain nous avions des températures incroyables : près de 28° un soir vers 20 heures !

Nous nous sommes arrêtés au port de Carcassonne et avons profité d'une soirée à la cité. Et aussi d'un taxi pour aller chez Cultura faire le plein de bouquins... (entre autres...)

Maintenant les platanes ont des feuilles (sauf ceux qui sont malades : on voit encore mieux les ravages de l'épidémie !) et on a l'impression que nous ne sommes pas sur le même canal tant la végétation à changé.

Petite halte à Le Somail : notre coup de coeur du canal ! Visite de la jolie librairie où sont correctement classés et protégés plus de 50.000 vieux livres... un véritable musée... sauf qu'on a le droit d'acheter :o)

Nous sommes ce jour à Capestang, au point kilométrique 188. Si il ne pleut pas, nous partons en tout début d'après midi pour profiter de la dernière descente de la journée pour les 7 écluses de Foncérannes, car maintenant que la saison a démarré, nous avons des horaires !
Ce soir nous devrions être à Béziers... ou pas !
samedi 7 avril 2012
Images d'antan...
Nous avons quitté la halte de Négra hier matin, où les personnes qui s'occupent de la société de location sont fort sympathiques, Malho s'en souvient, il a été qualifié de "petit voilier tout mignon" !
Nous avons parcouru 17 kilomètres et monté 7 écluses dont 3 automatiques, les dernières du parcours. Les écluses retrouvent enfin leurs âmes : éclusières et éclusiers... et petit détail notoire : ça va quand même vraiment plus vite quand la personne gère à la place de la machine !
Nous sommes arrivés à Port Lauragais sous un ciel menaçant, mais juste à temps avant que la pluie ne tombe. À Port Lauragais la gestion vient de changer, c'est une péniche sur le bassin qui fait office de capitainerie. Mais personne n'est venu nous voir...
Nous avons profité d'une arrivée dans l'après-midi pour aller voir l'expo-musée de l'aire d'autoroute. L'expo est très sympa, bien illustrée et on a apprécié d'y trouver des anegdotes qui nous ont fait sourire. Nous avons apprécié particulièrement les vielles images du canal, quelquefois insolites :

tantôt historiques, comme ces lavandières sur le bord du canal :

...et nous on fait les malins à dénicher des laveries automatiques !
Depuis la sortie du musée ma principale préoccupation consiste à trouver de vielles cartes postales du canal afin d'illustrer notre livre de bord (le vrai, celui sur le papier :o)

jeudi 5 avril 2012
L'Oasis des mousquetaires
Nous sommes partis du port fluvial de Toulouse ce matin :

et avons fait une petit escale au port technique de Ramonville. Nous avions vu à l'aller une coque entre deux navires sur berre qui, avait de jolis bouchains, et semblait crier : "je suis un Ovni abandonné... adoptez-moi !". Pour ceux qui ne le savent pas, l'Ovni est le navire de nos rêves. Ce n'était finalement pas le cas, mais au moins, nous n'aurons pas le regret de ne pas être allés voir.
Au port technique, de nombreux murs sont taggés, et certains tags sont magnifiques : si ils ne savent pas écrire, au moins, ils savent dessiner :

La première écluse rencontrée était celle de Castanet (ancienne écluse double reconvertie en une automatique). Nous étions montants alors qu'un bateau venait de descendre : chouette ! écluse prête ! mais... le cycle n'a pas démarré ! donc appel à l'interphone... mais évidemment, à midi et demi... nous n'avons eu comme réponse que le répondeur d'un portable.
Entre temps nous rencontrons les premiers crétins du parcours : ceux qui savent mieux que les autres, et qui appuient sur tous les boutons (parce qu'ils savent faire, eux !) et forcément la pauvre écluse ne pouvait plus savoir quelle porte ouvrir ou fermer... la cerise sur le gâteau a été quand l'un d'entre eux a - en hurlant "faut appuyer là quand ça marche pas ! " - appuyé sur le bouton rouge... celui qui sert en cas d'urgence (genre si quelqu'un tombe à l'eau) ! Donc il fut fait : arrêt du bassinet...
L'éclusier réparateur itinérant arriva, mit de l'ordre avec ses petits joysticks, et nous sortîmes de l'écluse sans saluer les crétins avalants. Le bon côté (il y a toujours un bon côté...) : Eric est resté une heure au fond de l'écluse, à l'ombre de ses 5 mètres de dénivelé... à l'heure de l'apéro !
Nous poursuivons notre chemin...
Sur le bord du canal, entre les PK 26 et 27 se trouve l'"Oasis des mousquetaires" (non, ce n'est pas un restaurant !) : une adresse que nous avions repérée à l'aller.
Sur la rive gauche, il faut repérer une groupement d'arbre avec un balisage de peinture blanche entre ces deux points kilométriques et s'y amarrer :

Il reste à gravir ce petit chemin (photo de droite) et... vous vous retrouvez sur le parking des mousquetaires : Intermarché ! Bricomarché ! Des courses... et de l'essence sans promener les jerricans sur des kilomètres ! Une bonne adresse à retenir, vous en conviendrez :o)
C'est tout l'avantage d'avoir repéré et noté à l'aller les "bons plans" pour la deuxième partie de notre voyage. D'ailleurs ce soir, nous devrions être sur le bord du canal mais sommes finalement à la Halte de Négra, après l'écluse du même nom, où eau et électricité s'offrent à nous. Un peu de chauffage ce soir nous convient : il commence à faire frisquet !
Nous sommes éblouis par la beauté du canal depuis ce matin. Une semaine à la ville et tout a changé : plus de fleurs, encore plus de canards et des petits... (Grenouille, tu serais aux anges ici !) les platanes ont des feuilles et tout ce pollen sur l'eau c'est magnifique. Les couleurs sont complètement différentes :


Aujourd'hui, nous avons parcourru 27 km et monté 6 écluses (dont 4 automatiques). À demain ?




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